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5 leçons apprises au cours de notre atelier business avec Freddie Harrel

Vous envisagez de lancer vote business ou peut-être l’avez-vous déjà fait ? Très bien ! C’est le moment idéal de vous tourner vers d’autres entrepreneurs pour apprendre de leurs parcours et comprendre très rapidement deux choses :

1 / Ce ne sera pas un long fleuve tranquille.

2/ Ces remous en valent la peine et peuvent même devenir agréables quand on est préparé à y faire face.

On n’est jamais vraiment prêt mais quand il faut y aller, il faut y aller !

Notre invitée pour ce deuxième atelier business à Paris était Freddie Harrel, blogueuse française aux 176 000 abonnés sur Instagram, Freddie est installée à Londres depuis quelques années et a été primée par le magazine Cosmopolitan UK « Influencer of the Year » en 2018. En 2016, elle lance presque sur un coup de tête lance Big Hair No Care, une marque d’extensions capillaires afro faciles à installer et pas chères si attendue que c’est un succès total qui va la dépasser dès les premiers mois. Freddie réalise le jour de l’ouverture de sa boutique qu’elle a besoin de vendeuses et de toutes sortes d’autres compétences tellement le succès est au rdv. Comment elle a géré tout cela ? Avec sérénité, une capacité à déléguer et sous-traiter toute tâche en dehors de ses compétences. Première leçon donc, quand il faut y aller, il faut y aller. On ajustera le tir ensuite. Etre seul au départ n’est pas une raison de ne pas commencer. De toutes les façons, vous ne serez jamais totalement prêt alors lancez-vous !


L’autre leçon : sous-traiter autant que possible lorsque vous démarrez. Et même après ! Après avoir recruté et payé des salaires dont elle se serait passée les premiers mois, Freddie a réalisé qu’elle pouvait tout simplement sous traiter des missions et réduire et ses charges et la paperasse dont aucun nouvel entrepreneur ne raffole. Il existe des tas de sites spécialisés avec des profils talentueux payés à l’horaire ou à la mission. Moins de tracasseries, zéro engagement et beaucoup moins de stress lorsque l’on démarre à peine.

Aimez ce que vous faites sinon vous allez en pleurer de désespoir par la suite…

Et surtout, vous n’aurez rien à quoi vous accrochez pour continuer lorsque les mauvais jours viendront. Et ils viendront. La seule façon de leurs tenir tête est d’être passionné, sincèrement passionné par ce que vous faites, pourquoi vous le faites, pour qui vous le faites. Sans ce feu, la fin sera plus proche que prévu.
« Être entourée de femmes qui me ressemblent, motivées et inspirantes est le meilleur des moteurs et cet atelier m’a permis de comprendre deux choses très importantes à travers vos retour d’expériences : on donne le meilleur de nous même quand on fait ce que l’on aime et en étant soi, ce que j’avais  un peu perdu de vue ces dernières années alors merci pour ça. » Mélanie Dinane, Co-fondatrice de Pyxo, une société d’emballages alimentaires réutilisables.
Savoir s’entourer de paires, aller vers eux/elles avec des idées de collaboration gagnant-gagnant, prendre le temps de vous retrouver à 2, 4, 10 pour discuter des nouveautés dans votre secteur, promouvoir l’activité les unes des autres, toutes ces petites choses ont un effet catalyseur parce que lorsque des femmes se mettent ensemble il se passent de belles choses. Arrêtez donc d’avoir peur des autres entrepreneures et choisissez la force du groupe plutôt que le fait de rester à l’écart. Comme le dit l’adage, si tu veux aller vite, marche seul mais si tu veux aller loin, marchons ensemble.
Enfin, appendre à pitcher son entreprise ou projet comme si on avait un investisseur prêt à injecter un million de dollars dans notre business est une façon d’être prêt à parler de son entreprise de manière élogieuse à la moindre occasion et sait-on jamais, peut-être qu’en face de nous se tiendra un potentiel investisseur sans même que nous ne le sachions. Freddie a travaillé son pitch pendant un mois et s’inspirant de notre meilleur ami Google et de la mission de télévision Shark Tank dont quelques épisodes sont disponibles Youtube et Netflix. Heureux ceux qui sont prêts à saisir les opportunités qui se présentent à eux anytime.
Nous avons discuté de cela et tant d’autres dans la joie et la bonne humeur, une coupe de Champagne Nicolas Feuillatte en main, le coeur et la tête plus légers, toutes heureuses d’aller à la rencontre du succès que nous méritons tous.
Merci à nos partenaires Les Recollets, Caresse Antillaise, Nicolas Feuillate de soutenir les femmes entrepreneurs.

Cheers to success ! 

Photos : Sebastien Faye

Il n’est jamais trop tard pour faire demi-tour

Se peut-il que vous ayez le sentiment de tourner en rond dans votre vie professionnelle au point d’avoir perdu tout enthousiasme à l’idée même de faire les choses les plus simples de votre quotidien ? Et bien entendu, plus ce sentiment est présent, plus cela se ressent dans votre vie perso. Vous avez beau essayer, beau vous donner, le « truc » est parti. Been there… Il est peut-être temps de refaire un point sur vous-même.

Tout d’abord, en changeant de méthode. Quel que soit votre travail, changez votre manière de faire parce que vous n’aimez eut-être plus ce que vous faites comme au début. Soyez plus instinctif et moins dans la méthode purement « process ». Si vous vous ennuyez dans ce que vous faites, explorez des horizons nouveaux, des endroits nouveaux, des choses nouvelles sans peur. L’ennui est un excellent indicateur d’une chose : le moment de passer à autre chose. Il est peut-être donc temps pour vous de faire autre chose à défaut de faire ce que vous faites différement. Mais comment Scheena ? Ah ah ! En faisant ce qui vous plait et pas ce que les autres font.

Lorsque j’ai lancé mon blog il y a 4 ans, mes ados m’ont recommandé de créer ma chaîne Youtube parce que « tout le monde est sur Youtube Maman« . Pas faux ! J’ai créé ma page Youtube uniquement pour sécuriser le nom mais je n’ai jamais fait de vidéos parce que c’est quelque chose qui ne me fait toujours pas envie. Et pourtant, ceux qui me connaissent savent que je suis très à l’aise devant une caméra mais je n’en ai pas envie, donc je ne le fais pas même si le monde entier est sur Youtube.

Ce qui vaut pour Youtube vaut également pour la Zumba, habiller ses enfants en blanc, manger du kale, faire une détox, lancer une marque de vêtements, s’expatrier, avoir les cheveux naturels, travailler dans le digital, se marier… Rien de tout cela n’est obligatoire. Do you ! De grâce, faites ce qui vous plaît et vous épanouit.

S’il y a une chose en laquelle j’ai pleinement confiance pour cela, c’est mon instinct. Nous sommes tellement instinctives nous les femmes mais en même temps, c’est terrible le nombre de femmes qui ne se servent pas de ce don qui est une sorte d’alarme intérieure. Il n’est pas une personne en laquelle j’ai confiance plus que j’ai confiance en moi-même. Pourquoi ? Parce que j’ai appris à m’écouter même si je prends avec plaisir les avis des autres. En dernier ressort, cette voix intérieure, je sais qu’elle ne me veut que du bien et je lui fais confiance parce que jusque là, elle ne m’a jamais trompée.

En plus de ce don, nous en avons d’autres : une/des qualification(s), du vécu, une expérience, des talents innés ou acquis. Souvenez-vous en, dressez-moi cette jolie liste et faites-le savoir à qui de droit ! Le monde a besoin de vos talents, de votre expérience, de vos galères, de vos échecs, de vos petites et grandes réussites. Je vous le jure, il y a quelqu’un, quelque part qui a besoin de l’une ou l’autre de ces choses qui sont propres à vous pour voir sa vie ou faire les choses autrement.

En faisant ma liste à moi, j’ai compris que parmi mes talents, il y en avait un que  j’ai développé ces dernières années en temps que coach : la capacité d’aider les gens à faire le point et à avoir les idées tellement plus claires sur leurs vies personnelles et professionnelles. Je suis également une pro de la com (mes états de services au Gabon sont impressionnants), je suis une maman avec 20 ans d’expérience et pourrais écrire des encyclopédies sur la maternité, je suis une fière ambassadrice de la mode, de la culture et du lifestyle à l’africaine. Et qu’est ce que j’ai compris ? Que je pouvais faire de toutes ces expériences quelque chose d’utile pour moi et les autres. Je l’ai converti dans différents projets professionnels sur lesquels je travaille avec beaucoup d’enthousiasme alors que je commençais un peu à m’ennuyer dans ma routine. La com, l’image, l’Afrique, la maternité, la mode : voilà mes terrains d’expertise et cerise sur le gâteau : sont à aussi mes passions. Amen to that !

En faisant ce travail d’introspection sur vous, vous aurez une meilleure idée de la voie que vous voulez suivre. Ne vous contentez pas d’en rêver ou de le coucher sur papier. Faites-le ! Passez à l’action en commençant par changer d’air, à aller prendre votre café quotidien dans de nouveaux endroits, en prenant le bus au lieu du métro, en vous rendant à des événements nouveaux, en fréquentant des gens d’horizons nouveaux. Toute cette nouveauté vous offrira des perspectives nouvelles. Faites-le et devenez cette personne que le monde a hâte de voir ! Et si vous ne savez vraiment pas par où commencer, envoyez-moi un email ici : sd@scheenadonia.com et prenons rdv pour une séance de coaching.

Faire demi-tour est-ce un aveu d’échec ? Non, c’est une preuve de courage, d’authenticité, de confiance en soi et en son instinct. Mieux encore, c’est reculer pour mieux sauter dans une nouvelle direction de notre vie. Foncez ! Je l’ai fait et suis tellement plus en paix avec moi-meme…

Top :  Zara

Jupe/ Skirt: Eddy Anemian

Turban : Debaz

Chocker  : Valeri Christina

Photos : Andreus Fox

Et si on parlait argent ?…

Chers entrepreneurs, porteurs/porteuses de projets, n’ayons pas peur de parler argent. L’argent n’aime pas le bruit parait-il ? Eh bien, je vais quand même en parler aujourd’hui.

Hier, après mon passage sur la radio RFI invitée par Emanuelle Bastide dans l’émission « 7 milliards de voisins », j’ai reçu des tonnes de messages et milieu de tous ces derniers, j’ai reçu un appel d’une amie qui a elle aussi écouté l’émission en direct. Elle a ouvert une boutique de vêtements depuis bientôt un an, a embauché deux personnes à temps plein, a fait depuis de nombreux voyages à travers le monde pour trouver des fournisseurs tout cela (heureusement pour elle) avec l’argent de son mari. Avant d’être tentés de l’envier, sachez également que depuis, elle paie ses salariés, le loyer de la boutique et la majorité des charges mensuelles avec le même argent du même mari. Et pourtant, elle a de beaux produits, un bon réseau relationnel d’amies et autres « femmes de » mais elle m’a fait comprendre qu’à chaque fois qu’il faut parler argent, elles est gênée et se sent toujours obligée de faire des rabais quand elle n’offre pas systématiquement un petit cadeau en plus.

Je suis entrepreneur depuis que j’ai 24 ans et, avec les années, j’ai appris une chose : la seule et unique raison d’être d’un business est LE PROFIT. Si on n’y croit pas, autant se lancer dans l’associatif ou l’humanitaire. Don’t get me wrong :  si je pouvais tout offrir autour de moi, je le ferais mais business is business et aussi bien que ce soit de vouloir aider ou faire plaisir aux autres, si l’on ne vit pas de son business, on a tout faux et il est urgent de reconsidérer ces trois points.

1/Choisissez les bons clients : ce sont ceux qui ont BESOIN de votre produit/service et qui ont les moyens de le payer là, tout de suite, sans discuter. Ils ne doivent pas avoir « envie » mais un « besoin » viscéral de ce produit, comme on a tous besoin de prendre une douche après une séance de sport intensive. S’il n’y a pas cette envie folle de votre produit, si ce dernier ne donne pas des démangeaisons rien que d’y penser, si le potentiel client doit réfléchir ou épargner pour acheter votre produit ou service, ce n’est pas votre client idéal et vous devrez attendre longtemps avant de lui vendre quoi que ce soit au bon prix. Revoyez qui sont vos clients idéaux : ils ont l’envie et les moyens de payer tout de suite.

2/Faites-vous payer à votre juste valeur. Ce n’est pas le temps consacré à faire ce travail que votre client paye, ni vos diplômes : c’est la différence que votre prestation va faire dans sa vie et comment elle va l’améliorer. Oui, même un brushing peut faire une différence considérable sur le moral d’une femme (du moins pour une journée, deux ou trois s’il tient longtemps). Imaginez qu’elle ait un entretien d’embauche ou un premier rendez-vous qui aboutisse par la suite sur un super CDI ou une relation saine et durable. C’est grâce au bruching me direz-vous ? En partie oui !!!! Si vous me dites le contraire, c’est qu’on ne vous en a jamais fait un qui soit hyper giga méga réussi au point de vous faire vous sentir sexy, sûre de vous et prête à conquérir le monde avec vos cheveux qui volent au vent. Que retient-on ? Que vous devez estimer et faire payer l’impact positif que votre travail aura dans la vie de votre client au meilleur prix. Pour vous. Pas pour lui.

3/Si vous n’appliquez pas scrupuleusement les deux conseils précédents, non seulement vous ne pourrez pas aider toutes ces personnes (que vous êtes certainement né(e) pour aider) mais surtout, votre entreprise, votre bébé va mourir lentement mais sûrement. De quoi ? De ne pas avoir été nourri par l’argent, le moteur de tout business.

Ce qui vaut pour les employeurs, vaux pour les salariés. Faites-vous payer au prix de la différence que vous savez que vous allez faire dans l’entreprise que vous souhaitez intégrer. Travaillez en plus votre image, celle de votre marque, de vos produits et services et l’addition va grimper encore plus (c’est pourquoi un coca peut passer de 1 euro à 10 selon le cadre).

Alors, on facture, on négocie son salaire ou une augmentation le coeur léger, avec la certitude d’améliorer quelque chose dans la vie de ces clients/entreprises qui gagneraient tant à vous payer. Parce que vous le valez bien comme dirait la pub…

Much love.

S.D

Peite robe noire de working girl

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Hello blog,

Ravie de vous retrouver après un week-end de travail à Toulouse qui nous a réservé un accueil incroyablement chaleureux. Je dis nous car j’y suis allée avec d’autres femmes entrepreneurs pour partager nos secrets de réussite mais aussi notre rapport à l’image, à la confiance en soi, aux réseaux sociaux, aux finances et à de nombreux autres sujets tous aussi passionnants. Continue reading >