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En marche les amies !

Avec l’élection il y a deux jours d’Emmanuel Macron, j’ai voulu vous rédiger un billet sur l’ambition, l’audace, le fait de croire en soi et de bien s’entourer. Et puis, je me suis dit que j’allais à la place rendre hommage à des personnes exceptionnelles : mes amies d’enfance.

Elles s’appellent Carlyle, Liliane, Elvira, Wilma, Laetitia et Gloria. En dehors de la dernière, toutes vivent sur un autre continent que moi et malgré la distance, malgré le fait que parfois nous pouvons ne pas nous voir pendant des années, rien n’altère le lien qui nous unit et toutes retrouvailles sont la continuation d’une conversation qui semble s’être terminée la veille.  Vous connaissez ce sentiment n’est-ce pas ?

Il n’est pas un combat, une joie, un malheur comme un bonheur qu’elles n’aient partagé avec moi. Les chagrins d’amour, l’obtention d’un diplôme, notre groupe de RNB (oui, oui !!!!), les naissances de nos loulous, les décès de nos proches, les mariages des unes, les séparations des autres, les problèmes d’argent, les projets professionnels, la maladie, tout y est passé !

Nous nous parlons sans pudeur, sans besoin de plaire, d’impressionner, de se la raconter et préférons nous moquer de nos malheurs, rire ensemble de nos conneries et surtout, jamais, jamais nous ne nous jugeons.

Je me suis déjà bien fachée avec la plupart d’entre elles au point de ne plus nous adresser la parole pendant longtemps.

Leurs parents m’ont adoptée, tous autant qu’ils sont !

Leurs enfants sont les miens, les miens sont les leurs. Trois de ces amies sont les marraines de mes aînés (Paloma n’est toujours pas baptisée, pardon mon Dieu) et je suis en train de me positionner pour être la marraine des bébés de deux d’entre elles (un fraichement né, l’autre à venir).

Et pendant que mes souvenirs vieux de plus de 20 ans me remontaient, je me suis rappelé nos conversations les après-midi au lycée au sujet de ce que nous ferrions/serions plus tard. Je sais que nous n’y sommes pas encore arrivées complètement mais une chose est certaine : nous pourrons toujours compter sur le soutien inconditionnel les unes des autres.

Les filles, en marche ! On ne lâche rien. Une dernière chose que vous saviez déjà : je ne pouvais rêver de meilleures amies sur cette terre que vous. Ma mère m’a donné deux soeurs. Vous êtes les soeurs que la vie m’a donné en bonus exceptionnel.

Je vous aime et vous remercie pour tout.

Rapetou (oui, c’est mon petit nom dans la bande).

PS : Ayons une pensée pour nos amis aujourd’hui. Ils/elles traversent peut-être une épreuve difficile que nous ne soupçonnons même pas. Un coup de fil, un petit mot via Whatsapp pour demander si tout va bien (le travail, la santé, les amours, les enfants, la famille etc) et être l’oreille à laquelle ils avaient peut-être désespérément besoin de se confier aujourd’hui.

« That’s what friends are for » comme dirait la célèbre chanson…

Much love.

Combinaison : Mansaya

Escarpins/Shoes  : Sophia Webster

Sac/Bag  : Zara

Photos : Andreus Fox

Proud Mama

Bonjour les beautés de moi !

Hier mon baby number 1 a eu 20 ans. Pouvez-vous le croire ?  20 ans ! En attendant ce week-end durant lequel il aura le droit d’organiser une soirée avec ses amis à la maison (sous l’oeil attentif de maman qui sera planquée dans la chambre quand même), nous sommes allés au resto avec le reste de la smala et chacun devait raconter son meilleur souvenir de Bryan.

J’en ai tellement que je vais aller au plus lointain : ce moment où j’ai fait sa connaissance. J’étais souffrante, nauséeuse et surtout j’étais enceinte de 2 mois et demi mais je n’en savais rien.

Ma mère, qui, comme toutes les mères, avait flairé le truc m’a sommé de m’habiller pour aller « à l’hôpital » mais à ma grande surprise, ce n’est pas aux urgences de l’hôpital général que nous nous sommes rendues mais dans une clinique (5 Palmiers pour ceux qui connaissent Libreville). Lorsque le médecin a appelé mon nom, j’ai été surprise en entrant dans son bureau de voir « Gynécologue-Obstétricien » inscrit sur la porte étant donné que je m’attendais à être soignée d’un paludisme. Et là, je me suis dit : « J’ai un cancer de l’utérus, je vais mourir » sans trop savoir pourquoi je pensais à ce cancer en particulier.

Je n’avais jamais, jamais été chez le gynécologue de ma vie tout comme je n’avais jamais parlé de ces choses avec ma mère. Imaginez alors quand le gynécologue commence à poser des questions sur ce qui m’emmène (je réponds que j’ai le vertige et que j’ai vomi), qu’il me propose de m’examiner dans la pièce d’à côté, que ma mère se lève en même temps et se perche au dessus de moi (qui suis déjà fort très embarrassée de devoir me déshabiller devant un homme devant ma mère en plus !!!).

Bref, quand il m’a passé du gel puis la sonde de l’échographie sur le ventre, je m’attendais à ce qu’il me dise en pointant l’écran : « Vous voyez, elle est là votre tumeur » mais à la place, j’ai vu non pas un embryon ressemblant à un têtard mais un bébé, un vrai, avec deux bras, deux jambes et une tête un peu grosse encore mais une jolie tête quand même.  Puis, subitement, le bébé a levé un bras et le gynécologue a dit : « Regardez, il dit coucou Maman« . J’ai souri, fondu de bonheur et répondu « coucou mon bébé !!« . Voilà, mon premier souvenir de mon Bryan…

Joyeux anniversaire fils. Tout ça ne nous rajeunit pas, ah ah !

Top : Zara

Escarpins/Shoes  : Gucci

Jupe/Skirt  : Mansaya

Photos : Andreus Fox