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Ce que j’ai appris de mon voyage au Maroc

Aller au Maroc récemment avec une quinzaine de bloggers/blogueuses de plusieurs pays d’Afrique a été une incroyable expérience humaine et l’occasion de me reposer comme je ne l’avais pas fait depuis un moment. Ce pays que je connaissais mal m’a rappelé à quel point l’Afrique est riche de cultures tellement diverses d’un bout à l’autre du continent. A nous de les découvrir ou re-découvrir au cours de voyages qui sont aussi des occasions d’en savoir plus nous. Pendant mon séjour à El Jadida et à Marrakech, j’ai pris la peine d’observer les gens autour de moi et surtout de poser un regard différent sur moi-même pour réaliser ceci :

Je suis prête à voir plus grand et à aller plus loin.

A chaque fois que j’ai été sollicitée pour un nouveau projet pour le blog, j’ai souvent eu la même réaction : pourquoi moi ? Ben parce que, Scheena !! Juste parce que les gens aiment bien ce que tu inspires et te veulent ! Je me suis promis de ne plus me demander si j’étais légitime, assez bien, sans fausse modestie. La grandeur et la beauté de ce projet au Maroc ont fini de me convaincre que je suis prête pour autre chose que mes photos en famille dans Paris et que je suis tout à fait à la hauteur pour cela. Plus j’en serai convaincue, plus j’agirai comme telle, et plus j’attirerai vers moi des projets et des personnes qui y croient également. Pour le plus grand bonheur de vous mes lecteurs et de ceux qui en verront le résultat final en photo ici et sur les réseau sociaux. Vous aussi, êtes prêts pour voir plus grand et aller plus loin. J’y crois.

– J’aime les femmes.

Pas dans le sens chérie-chérie, mais vraiment, j’aime la compagnie d’autres femmes comme moi. J’aime leurs succès, leur ambition, leurs expériences, leur diversité d’opinions, d’origines etc. J’aime autant les découvrir que partager à mon tour qui je suis, d’où je viens et où j’espère aller pour la suite pour ne pas me sentir seule et avoir ce sentiment d’appartenance à un ensemble, un mouvement plus grand encore. De l’aéroport d’Orly à Casablanca, de Casa à El Jadida, d’El Jadida à Marrakech, de Marrakech à Casablanca, tous nos trajets en avion ou bus ont été de formidables moments de partage avec Nelly, Diane, Justine, Léa, Adama, Kweena, Diana, Amie et mêmes les garçons Almamy et Cyriak pour ne citer que ceux-là. Pendant de longues heures parfois, nous n’avons jamais hésité à nous parler librement et je pouvais voir dans les yeux et entendre dans les mots de chacun que nous étions en paix. Et en bonne compagnie.

– Je n’aime pas être heureuse sans ceux que j’aime.

Ca, je le savais déjà mais ce voyage me l’a rappelé encore plus. A chaque fois que je voyais ou vivais quelque chose d’incroyable, mes premières pensées allaient vers mes enfants, ma famille et mes amis. Je ne pouvais m’empêcher de me dire la même chose : « j’aurais voulu qu’ils soient là. » C’est cela aimer : vouloir pour les autres ce que l’on a. Avoir toujours à coeur de donner plus que de recevoir. Je me suis donc promis de retourner au Maroc un jour avec mes enfants, avec mes meilleures amies et en amoureux. Ca fait au moins trois voyages !

– Je dois absolument me construire une maison avec une aile orientale et surtout une porte d’entrée marocaine.

Je ne vais pas épiloguer ici sur la beauté de l’art marocain. Je vais juste vivre moitié à Paris, moitié sur Pinterest à chercher l’inspiration et un jour dans 5, 10 ou 15 ans, quand je vous posterai les photos du chantier de ma future maison au Gabon, rappelez-moi de ne pas oublier de vous montrer ma porte. Et mon patio carrelé. À la marocaine !

– Je devrais voyager plus souvent.

Nous devrions tous voyager plus souvent.

Seule ou en famille, je me fais la promesse de partir voir le monde plus souvent.

Plus la culture sera différente de la mienne, plus j’enrichirai la mienne.

Plus mes repères seront différents, plus que je gagnerai à aller vers les autres.

Plus la langue sera différente de la mienne, plus je m’efforcerai à la parler et ma pauvre Paloma finira certainement en chantant une chanson en Ouzbek un jour.

Une chose est certaine, plus je voyagerai à travers les continents, plus je réaliserai la petitesse de ma personne et la grandeur et la beauté du monde qui m’entoure. Humilité garantie au bout du chemin.

Merci à l’Office National Marocain du Tourisme, à Royal Air Maroc et Adama Paris pour ce magnifique voyage à la rencontre de la terre des lions de l’Atlas et de Zouina, l’autre Scheena.

Combien de prénoms vais-je avoir au bout de 10 pays ? Sic !

Oh une dernière chose ! Au Maroc, les chats posent comme des bloggers. Partout, tout le temps et avec une classe folle !

Photos : Musesuniform

Qu’est ce qu’une maman cool ?

 

Qu’est ce qui fait qu’une maman est cool ? Pour mes enfants, c’est le fait de leur laisser mon téléphone pour jouer à Movie Star Planet (pour les deux petits) ou ma carte bleue (pour les deux grands).  Il faut voir les compliments pleuvoir dans l’un ou l’autre de ces cas :

« Tu es la plus gentille de toutes les mamans du monde entier !!!! » => Paloma

« Ecoute M’man, quand je serai grand je t’offrirai un sac Hermès, un Hummer, un million de dollars« . => Andréa.

Mwais, c’est ça…

La coolitude d’une maman (ou d’un papa) serait liée au fait de faire plaisir à ses enfants mais elle pourrait aussi être liée à la capacité d’être « jeuns » dans la tête en faisant des choses qu’à priori les parents ne font pas : écouter de la musique de jeunes, faire du skate, connaître les dernières expressions à la mode et que sais-je encore et ce, devant les amis de nos enfants. Moi j’écoute de la musique des années 80 et 90 en boucle, je ne m’hasarderais jamais sur un objet roulant de type skate et je saupoudre plutôt mon language d’expressions africaines de nos mamans, la plus courante étant : « Je dis hein?!???« . Croyez-moi, si votre Maman gabonaise vous la sort, cela n’augure rien de cool.

Est-ce que pour autant cela veut dire que je ne suis pas cool ? Je ne crois pas. Bien que je ne sois pas sûre de savoir ce qui fait d’une maman un maman cool, je vais quand même miser sur une chose : le fait d’être un parent heureux. Oui, je vais miser sur cela.

Une maman/un papa qui est sincèrement heureux de la vie, de sa « condition » de mère/père, qui rit avec ses enfants, d’elle/de lui-même et d’eux pour de petites et grandes choses me semble décrocher la palme de la coolitude. Au passage, il apprend à son enfant à être heureux no matter what.

C’est cela une maman ou un papa cool pour moi : un parent qui sait être heureux devant ses enfants qui inévitablement le seront en retour. Pourquoi ? Parce qu’il y a ce lien unique entre enfants et parents qui font que lorsque nos enfants sont heureux, nous le sommes. Et  lorsque nous sommes heureux, et donc cool, ils le sont également en retour.

J’ai quand même pris la peine de demander à mes trois derniers et à ma nièce en vacances à la maison ce qu’est une Maman cool à leurs yeux. Le sondage a donc donné :

Paloma : « Une maman qui m’achète un chihuahua ».

Nathan : « La maman de Blackish » (la série TV avec Tracee Elis Ross).

Andréa : « Une maman à l’écoute de ses enfants ».

Emma : « Une maman  avec qui on peut discuter de tout ».

Maintenant que nous savons ce qui fait un parent cool, on applique :  écoute et communication.

Bomber : Selly Raby Kane 

Denim : Levi’s 501

Shoes/Escarpins : Gucci

Photos : Andreus Fox

King of sorrow in Esmée

En rédigeant ce billet, j’écoutais en boucle « King of sorrow » de la chanteuse Sade, une chanson triste mais pleine d’espoir à mes yeux. La sublime vidéo m’a toujours fait penser à ma maternité, à la manière dont j’ai appris à me débrouiller avec mes enfants, courant de partout pour terminer mes journées, surtout lorsque mes aînés étaient plus petits. Etre mère, fatiguée en permanence, manquer de sommeil, être envahie par des tas de pensées, n’avoir que le temps de manger un yaourt mais ne jamais jamais perdre de vue cette certitude : le monde n’a pas besoin de s’apitoyer sur notre sort et nous encore moins. Alors on fait ce qu’il y a à faire, une tâche après l’autre.

Dans les moments où je m’emmêle le plus les pinceaux, je pense à ma mère qui est là haut et je me dis qu’elle rit en se moquant de moi au point que je peux l’entendre dire : « Ha ha, maintenant que je ne suis plus là, tu vas encore appeler qui à la rescousse ? Allez, fais-moi ça comme je t’ai appris ! ».

Et lorsque j’ai finalement géré la situation (100% des cas), je sais qu’elle me murmure : « Ca c’est ma fille ! Je savais que tu arriverais. Tu y arrives toujours… »

Alors le sourire me revient inévitablement et malgré les brins de tristesse qui peuvent toujours nous habiter pour telle ou telle raison, je me souviens que chaque jour vaut la peine d’être vécu pleinement, chaque jour, même ceux qui nous semblent lourds à porter comme le monde sur nos épaules.

Big up à toutes les mamans (et les papas) de sang et de coeur qui sont des King of sorrow mais qui gardent la classe de Sade, avec un Kimono Esmee c’est encore plus facile.

Bon début de semaine à tous.

Kimono : Esmee (Commandez votre Kimono ici /Order here : 07 50 33 25 40)

Denim : Levi’s 501

Shoes/Escarpins : Louis Vuitton

Photos : Andreus Fox

African beauty

Je pourrais vous parler des femmes Bantu, peuple qui occupe l’est, le centre et le sud du contient Africain et dont je fais partie mais je ne le ferai pas. Je me contenterais de leurs rendre hommage avec cette coiffure inspirée de mes aïeules. Cette coiffure est appelée « Nka », « Akassi » ou tresses au fil dans mon pays. D’après mes tantes, mes cheveux ne s’y prêtaient pas, j’avais donc droit aux nattes à la place. Mon amie Carlyle en vacances chez moi depuis quelques jours leurs prouve ici le contraire. Le Nka me va bien. Très bien même. Je suis une Bantou ou pas ?

Je pourrais vous parler des femmes Peuls, un peuple connu pour ses ancêtres nomades implantés aujourd’hui dans différents pays d’Afrique tels que le Mali, le Niger, la Guinée, le Cameroun etc. On dit que les femmes Peuls sont parmi les plus belles au monde et ce n’est pas faux. La beauté fait partie intégrante de la culture de ces soeurs qui ont la particularité et se tatouer les lèvres au henné. Mes lèvres noires aujourd’hui sont mon hommage à ces beautés d’Afrique. 

Je pourrais vous parler des femmes Hereros de Namibie qui portent depuis le XIXe siècle, des costumes de l’époque victorienne en signe de défiance envers les colons allemands qui  ont  exterminé 80% de leur population entre 1904 et 1907 quand les Hereros se révoltèrent. Pendant ces années de révolte, certains Hereros volaient les uniformes des soldats allemands qu’ils avaient tué pensant ainsi récupérer leur force. Aujourd’hui encore, les Hereros confectionnent et portent encore des robes et costumes d’époque pour perpétuer cette tradition.

Je pourrais parler de long en large de tant de cultures africaines et de toutes les raisons pour lesquelles nous devrions y trouver une source d’inspiration en  matière de mode, de beauté et de coiffure. Je vous invite à arrêter de voir la beauté uniquement chez les autres et pas chez soi. Soyons fiers de nos origines, arrêtons de penser que seuls les modes, coiffures, rituels beauté venus d’ailleurs ont droit de cité. Les nôtres valent leur pesant d’or  et c’est la raison pour laquelle je n’aurai de cesse de promouvoir ici les personnes qui rendent hommage à l’Afrique encore trop peu valorisée. Parmi ces personnes, il y a le créateur Imane Ayissi du Cameroun dont la dernière collection était justement inspirée par les femmes Hereros. Je vous invite à offrir ou vous faire offrir une pièce de cette collection disponible sur LAGO 54. Pourquoi ? Parce qu’apprécier la mode africaine c’est aussi faire vivre son industrie et en porter les créations au quotidien et pas uniquement pour des occasions spéciales.

Bon début de semaine mes beautés. Lentement mais surement, soutenons le Made in Africa.

Veste/Jacket : Imane Ayissi disponible sur LAGO 54

Chaussures/Shoes  : Christian Louboutin

Denim : Levis 501

Boucles d’oreilles/Earrings : Tissame

Photos : Andreus Fox

Ma minute auto-promo !

Bonjour la famille !

J’attaque cette nouvelle semaine comme une guerrière avec le coeur léger car hier soir, Baby number one m’a appris qu’il passait en deuxième année. La joie, la joie, la joie de la Maman !!!!!!! Il a travaillé tellement dur toute cette année, passant de nombreuses nuits blanches à son école à coder, programmer non stop pour pouvoir rendre ses projets à temps. C’est un immense soulagement pour lui comme pour moi (surtout quand on sait ce que cette école me coûte). Dans quelques jours, il partira au Sénégal pour y effectuer son stage pendant deux mois dans une société informatique. Dire que je suis fière de lui serait un euphémisme…

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul,  baby number two passe en première avec mention spéciale de ses profs. Il est en stage dans une restaurant gastronomique à la Porte d’Auteuil et aurait dû terminer son stage cette semaine mais son tuteur lui a proposé de le prolonger tellement il est doué (et a besoin de lui) pour le laisser partir à la fin du mois de juillet. Le petit est ravi, se prend déjà pour un grand chef et a des projets plein la tête comme aller travailler en hiver à Courchevel quand il aura 18 ans et ce n’est pas moi qui vais le freiner. #GoMonFils !

Baby number 3 passe également en CM2 avec les félicitations de la directrice et de la maîtresse et bien entendu, Paloma ma première de la classe éternelle va en CM1 les doigts dans le nez !

Je suis très fière de mes enfants et pas peu fière de moi-même. Je crois que je mérite d’aller faire les soldes sans scrupules pour me récompenser pour tous ces réveils matinaux à confondre le jus d’orange avec le lait dans le bol de céréales, à lacer des chaussures, chercher les chaussettes, brosser les cheveux et les soirées devoirs, bain, les caprices au moment du coucher et à faire la police pour débusquer les Nintendo DS et autres tablettes cachées sous les couettes le soir. #VisMaVieDeDaronne

Big up à toutes les mamans (et les papas) qui font le job. Nous pouvons êtes fiers de nous sans complexes. Perso, je m’auto-applaudis ce matin pour ces 20 ans de maternité durant lesquelles j’ai toujours veillé à faire de mon mieux pour élever des hommes et des femmes qui seront utiles demain au monde dans lequel nous vivons : mes chers enfants. Ce n’est pas toujours facile mais il n’y a rien, absolument rien de plus gratifiant. Vous pensez que j’exagère ? Ecoutez le discours d’adieu de Barack Obama. Il se dit fier d’avoir accompli des tas de choses en temps que Président des Etats-Unis mais rien n’est comparable au fait d’avoir mis au monde et élevé ses deux filles Sasha et Malia. #TeamParentsFiers !!!! En même temps, vous me verriez criez sur mes enfants quand la maison est en pagaille ou quand ils ont fait une énorme bêtise, vous seriez morts de rire quand je leurs sors : « Vous voulez me tuer c’est ça ? Hein ?!! Vous allez voir quand je vais mourir dans cette maison! » Qui se reconnaît ? Ah ah !!

Allez bon début de semaine à tous ! N’oubliez pas de vous féliciter pour vos petites et grandes victoires et de dire à vos enfants que vous êtes fiers d’eux. C’est tellement bon pour notre moral à tous.

Much love. SD.

Top : Zara

Denim : Defshop

Photos : One Snap View