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Pour une saison et une raison…

Certaines personnes ne sont dans notre vie que pour une saison parfois deux ou trois. Comme les feuilles qui bourgeonnent au printemps, brillent de tout leur vert en été et finissent par faner et tomber en automne pour finalement disparaitre en hiver, elles ne sont là que pour un temps limité. Lorsque l’on a compris cela, on accepte plus aisément la nécessité de les laisser partir et de ne pas forcer les choses. Très souvent, il suffit d’un coup de vent, d’une période de tourmente pour qu’elles se détachent de nous et s’en aillent. Avec le vent. Eh ben, bon vent !

Et puis il y a les personnes qui sont comme des branches. Apparement plus solides que des feuilles mais avec le temps, elle prennent trop de place dans notre vie et commencent à nous peser et nous faire porter le poids de ce qu’elles sont : des branches. Inéluctablement, la nature et, encore une fois, le temps feront leur travail : la branche finira pas ployer puis se casser et nous libérer d’un immense poids. Ces personnes sont ce que l’on appelle souvent des personnes toxiques ou des gens pour qui nous faisons tellement sans qu’elles ne ressentent la nécessité de nous soulager en retour. Des boulets quoi ! Lorsque ces branches tombent, n’essayez pas de les recoller à votre tronc, c’est impossible. C’est le cycle de la vie. Acceptez que le lien soit rompu et continuez de grandir seul(e).

Enfin, il y a les racines. Ces personnes qui sont la colonne vertébrale qui vous tient debout qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige. Ils sont le rappel de qui vous êtes, d’où vous venez et où vous allez. Les racines de tout arbre le définissent mieux que toute autre chose. Elles le maintiennent fermement ancré au sol. Et quand bien même un ouragan vous frappera, ce sont vos racines qui vous éviteront de vous décrocher en vous retenant solidement. Quand la sécheresse sévira, ce sont ces mêmes racines qui iront chercher les dernières ressources tout au fond de la terre pour ne pas que vous mourriez. Sacré racines… Elles n’ont pas besoin de se faire voir et pourtant elles font le job mieux que personne. Pensez à les nourrir parce que sans cet échange, ce don de l’un à l’autre, vous allez tomber et vous fracasser dans la vie sans le moindre doute.

Vos feuilles, branches et racines peuvent être vos parents, vos amis des bons et mauvais jours,  votre compagnon ou compagne, vos enfants, vos frères et soeurs, votre mentor, un collègue, un rôle model… Arrive un temps dans la vie où nous devons apprendre à faire le tri et savoir qui est qui et qui est quoi dans notre vie pour mieux savoir laisser partir ceux qui étaient là pour une saison et une raison et garder auprès de nous ceux qui sont censés être là pour toujours.

N’attendez pas toujours que les feuilles et les branches tombent d’elles-mêmes. Il suffit parfois d’un bon coup de sécateur. Pour cela il faut accepter, voire créer,  la saison et assimiler la leçon : ces personnes étaient là pour nous apprendre quelque chose sur nous, sur elles, sur la vie. Elles sont ce qu’elles sont et nous ne pouvons pas planter des feuilles ni une branche en espérant qu’elles donnent un arbre. Une feuille restera toujours une feuille, idem pour une branche. L’accepter c’est pardonner aux feuilles et branches de notre vie de ne pas avoir été des racines. Et lorsque cette leçon est bien apprise, on peut avancer plus sereinement en évitant de commettre les mêmes erreurs : laisser n’importe qui entrer et peser dans notre vie ou pire encore, essayer de changer une feuille en racine. Les gens sont comme ils sont malheureusement et ils ne changent que s’ils l’ont décidé eux-mêmes, pas parce que nous avons crié, hurlé, insisté…

Cette analogie de l’arbre au gré des saisons n’est pas de moi mais de Tyler Perry. J’essaie tant bien que mal de me l’appliquer depuis quelques années et j’espère que vous y arriverez également. Lentement mais sûrement, l’arbre grandit…

Je vous souhaite un bon week-end mes beautés !

 

Perfecto : Celine

Robe : Asos

Escarpins : Mango 

Coiffure : Beautiful Hair Paris

Ca paye combien de briques ?

S’il y a un talent que nos mamans ont, c’est celui de nous sortir des expressions qui ont le chic de nous faire dresser les sourcils. La mère de l’une de mes meilleures amies en avait une à chaque fois nous sortions pour aller au restaurant :  » ça paie combien de briques ? »

Avec le temps, j’ai fini par réaliser la sagesse de ces cinq mots. C’était, et c’est toujours, une incitation à dépenser en pensant à demain plus qu’au plaisir du présent. A l’époque, nous nous disions que nous étions trentenaires et donc, méritions bien notre rendez-vous hebdomadaire entre copines d’enfance pour évacuer le stress de la semaine autour d’une bonne assiette de sushis pour parler de nos enfants, couples, kilos en trop, boulots, rêves… et pourtant, qu’est-ce que Tante Alphonsine avait raison !

Ca paie combien de briques, que j’ai transformé en « ça paie combien de packs de yaourts ou paquets de céréales »,  est devenu un appel à la raison lorsque je suis tentée par un achat compulsif ou absolument pas nécessaire.

J’ai choisi de suivre ce précieux conseil au fil des ans et bien que je ne sois pas encore propriétaire, ni ici, ni au Gabon, je travaille dur et regarde à la dépense avec un seul projet en tête : avoir un jour mon chez moi. Il m’arrive parfois de faire des calculs en repensant aux sommes folles que j’ai pu mettre dans des sapes, des obligations familiales qui n’en étaient pas vraiment (quand tu veux t’occuper de toute la famille africaine au sens le plus large du terme) et dans ces moments, je dois m’avouer que j’aurais pû mieux faire. Et quand je me souviens qu’une brique au Gabon coûte 1 euro (si mes souvenirs sont bons), je comprends aussi qu’un achat à 500 euros signifie 500 briques que j’arrive parfaitement à visualiser en un mur de maison bien monté. Je vous mets au défi de prendre 10 de vos objets personnels les plus chers et d’imaginer combien de briques vous auriez pu payer avec…

Ca paie combien de briques ? Puisse cette phrase de ma chère tante devenir votre mantra à chaque fois que vous serez sur le point de dépenser votre temps ou votre argent dans des choses qui ne vous rapportent rien, à chaque fois que l’on vous proposera un contrat pourri alors que vous méritez mieux, à chaque fois que vous voudrez investir dans autre chose que vous-même ou des choses aussi peu fiables que la pierre. Et souvenez-vous : il n’est jamais trop tôt, ni trop tard pour acheter ou construire. Jamais !

Pour que le conseil passe de tante à mère puis de mère en fils, j’ai incité mes deux aînés à ouvrir des PEL en leur donnant l’apport minimum et en veillant à leur rappeler combien au terme de leurs études et au bout de seulement deux ou trois années d’activité professionnelle, ils pouvaient être éligibles pour un crédit à l’achat d’un bien immobilier et devenir propriétaire avant leurs trente ans. Vous pouvez compter sur moi pour m’assurer que l’argent de leurs jobs d’été ou stages ne finisse pas dans des bouteilles en boite de nuit ou baskets hors de prix sans avoir pensé à versé au moins les 45 euros minimum requis sur le PEL. Parole de mère.

Robe : Awale

Shoes : Asos

Sac : Popup Art Africa

Photos : Les hommes heureux