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La mode Afro est sur Afrikrea !

Hi beautés,

Et si on parlait de mode africaine ? Tout d’abord parce que je porte l’une des marques sénégalaises que j’affectionne le plus : Adama Paris mais aussi une robe d’une cr »atroce gabonaise Edele A et enfin parce que  j’ai eu le plaisir d’assister hier à une conférence organisée par l’E-shop Afrikrea et quelle mine d’informations ce fût ! Vous connaissez Afrikrea au fait ? C’est un site sur lequel des créateurs afros ou inspirés par l’Afrique vendent des vêtements et accessoires depuis un nombre incroyable de pays. Etant une fervente ambassadrice du « I wear african », je me suis sentie à la maison en participant à la campagne de pu de ce market place il y a quelques mois découvrant au passage de belles marques que j’ai eu le plaisir de vous faire découvrir sur le blog ensuite.

Saviez-vous que 73% des amateurs de mode africaine ne peuvent pas citer une marque afro qu’ils aiment car ils ont du mal à se souvenir des noms de ces dernières ?

Comment une créatrice au Nigéria arrive à vendre plus de 10 mille € par mois sur Afrikrea pendant que la vente moyenne des autre marque tourne autour de  300 euros ?

Qui sont les acheteur.ses de mode Africaine en Amérique, en Europe et dans plus de 78 pays ? 

Quel est le panier moyen par zone d’achat / type d’acheteuse ?

Quel est le moment le plus adéquat pour les toucher ?

Est ce qu’une femme africaine de Paris aime les mêmes choses qu’une afro-américaine d’Atlanta ?

Est-il préférable de produire en Afrique, en Chine ou en Occident ?

Toutes ces questions, Afrikrea y répond dans son livre blanc que vous pouvez télécharger ICI . Je me suis dit que je pouvais faire  encore mieux : vous inviter à un live que j’animerai avec Moulaye, le créateur d’Afrikrea ce jeudi pour qu’il réponde à toutes vos questions. Qui sera des nôtres ? Laissez-moi toutes vos questions ici dès à présent.

 

Robe : Edele A

Sac : Adama Paris

Escarpins : Christian Louboutin

Le changement c’est nous !

Il y a quelques jours, j’ai croisé un jeune couple alors que je descendais dans la bouche du métro devant le magasin C&A en face du Printemps Haussman. En prêtant attention, j’ai réalise que la fille ne voulait pas avancer et que son petit ami la tenait par la nuque, cachant sa main derrière les longs cheveux noirs de la fille et lorsque je suis passée à un mètre d’eux, je l’ai entendu clairement lui grommeler : « avance j’te dis, tu vas voir ce que je vais te faire quand on va rentrer, mais tu vas voir… »

Mon sang s’est glacé et l’impensable s’est produit : je n’ai rien dit. Je ne suis pas allée vers eux demander ce qui se passait. Lui dire : « Hey jeune homme, on t’a dit que c’est comme ça qu’on parle aux femmes ? Lâche-là tout de suite !  » J’ai toujours eu ce reflèxe de me mêler dès que je voyais une situation d’injustice mais ce soir là, j’ai détourné mon regard, pas assez vite pour ne pas croiser celui de cette jeune fille qui me regardait avec toute la supplication du monde dans les yeux. Je suis entrée dans le métro, lâche, honteuse et surtout morte de peur. J’ai eu peur qu’il s’en prenne à moi physiquement car rien dans son comportement ne pouvait me garantir qu’il avait été élevé pour ne pas lever la main sur une femme. J’ai eu peur de ce qu’il allait faire à cette pauvre fille étant donné que visiblement, elle était habituée à cette relation abusive et ne le quittait pas certainement parce qu’elle devait penser que ce n’est pas si grave. Si jeune…

J’ai compris après coup que j’avais été paralysée parce que je me suis vue à son âge, dans la même situation et c’est un balayage que je m’étais pris de mon amoureux de l’époque à cause de mon refus de regarder le film Fantasia. Mal m’en a pris de vouloir rentrer. Il m’a suivie jusque dans le métro et a eu ce geste terriblement humiliant sans oublier les insultes qui allaient avec. L’ai-je quitté pour autant ? Pas tout de suite. Il m’aura fallu un an et d’autres épisodes de ce genre pour réaliser que je devais sauver ma peau. Je l’ai fait à 20 ans.

Je vous raconte tout cela parce que nous avons tendance à nous plaindre du traitement qui est infligé aux femmes dans la société, au travail, à la maison mais que faisons-nous vraiment pour changer les choses ? Avec quelle détermination décidons-nous de prendre ces problèmes à bras le corps pour le bien de toutes sans attendre que le mâle décide de nous payer mieux, de nous traiter mieux, de nous considérer plus, de nous respecter plus.

Combien sommes-nous de femmes à juger les autres trop rapidement du fait de leur apparence, comme si elle pouvait déterminer la valeur d’une personne.

Combien sommes-nous à tendre la main à d’autres femmes qui essaient de réussir là où nous sommes déjà passées ?

Combien ferment de portes aux autres par peur que leur lumière n’éteigne la nôtre alors qu’une lumière de plus ne peut donner que plus de lumière pour tout le monde.

Commencons par être le changement que nous demandons au lieu d’attendre qu’il vienne d’ailleurs. C’est ainsi qu’hier, dans mes virées nocturnes sur Twitter en cherchant le sommeil, j’ai vu un tweet d’une consoeur bloggeuse et compatriote, Afromangocie. Elle disait avoir été harcelée à deux reprises hier dans les transports au point d’avoir hurlé pour qu’on la laisse tranquille. Imaginez la peur qu’elle a du ressentir pour se servir d’un hurlement comme arme. J’ai aussitôt repensé à la jeune fille du métro, à moi, à tous ces gens qui passaient sans rien dire quand elle et moi nous faisions agresser. Et hier soir, j’ai compris que j’avais l’occasion de faire ce que je n’avais pas fait pour cette jeune fille : tendre la main à une autre femme en lui apportant mon soutien, en m’interposant devant le traumatisme qui pourrait s’installer. J’ai donc envoyé un message de sympathie à Afromangocie et lui ai recommandé de se reposer un peu et surtout de penser à acheter un spray au poivre, histoire d’avoir le sentiment de pouvoir se protéger à l’avenir. Je ne vous dit pas comment j’ai bien dormi parce que j’ai eu un incroyable sentiment d’avoir fait ce qu’il faut : dire à une autre femme qu’elle n’est pas seule, que je suis là, que nous sommes là pour elle.

Et comme la nature fait bien les choses, je suis tombée ensuite sur un tweet de la réalisatrice américaine Ava Duvernay dans laquelle elle abordait les mêmes questions dans une interview et voici ce qu’elle nous recommande :

– De dénoncer le moindre geste inapproprié envers une femme qui se passerait sous nos yeux. Dénoncer, intervenir, sans hésiter.

– Appeler à l’égalité de traitement envers les hommes et les femmes dans quelque domaine que ce soit. C’est la chanteuse Angelique Kidjo que j’ai entendu bien le faire dans une émission radio dans laquelle elle disait ceci : « le jour où les frères et soeurs auront les mêmes droits sous nos toits… » Je vous laisse imaginer ce jour pour toutes les petites filles du monde et les femmes qu’elles sont appelées à devenir.

– Etre inclusifs. Ouvrons le champ des possibles à d’autres que nous et ceux qui nous ressemblent.

Les choses ne changeront vraiment que si le changement vient de l’intérieur, de nos mentalités, de nous-mêmes les femmes. Alors n’attendons pas qu’une autre fasse quelque chose pour dire « Ouais génial, Oprah ou Michelle Obama est mon idole ». Nous pouvons toutes à notre niveau initier un véritable changement en dénonçant les injustices, en prônant l’égalité, en tendant la main aux autres.

J’ai fait ces photos à Marrakech avec la blogueuse Musesuniform qui, en plus d’avoir merveilleusement capturé ce look, m’a prêté ses boucles d’oreilles parce qu’elles allaient bien avec le vert de ma tenue. Solidarité féminine.

Corrine Erambert, une autre blogueuse food qui a fait le voyage avec nous portait ce foulard la veille. Je l’ai trouvé si joli qu’au dîner je lui ai demandé si je pouvais le lui emprunter pour un shooting. Elle m’a répondu oui sans hésiter. Et quand je lui ai dit que je n’étais pas sûre de pouvoir le nouer aussi bien qu’elle, elle m’a proposé tout naturellement de venir dans sa chambre le matin avant la séance photo comme ça elle me ferait l’attaché de foulard elle-même. Générosité entre femmes.

La styliste Adama Paris est quand à elle la personne derrière ce voyage au Maroc et elle n’a pas hésité un seul instant à m’inclure dans cette belle aventure d’où je suis revenue avec de merveilleux souvenirs et images.

Et voilà le résultat : un décor, un look, des photos absolument magnifiques et tout cela je le dois à la volonté d’autres femmes comme moi qui ont pris plaisir à me tendre la main sans avoir à aucun moment le sentiment d’y perdre quoi que ce soit. Dans cette belle aventure féminine, je n’oublie pas la créatrice Natacha Baco qui a conçu ma tenue et mon amie Ingrid qui a été la meilleure cheerleader possible lorsque je lui ai parlé de ce projet de voyage.

J’espère que vous aimez le look et les photos.

J’espère que vous aimez l’idée que lorsque des femmes se mettent ensemble sans se sentir menacées, de belles choses se produisent. Pour le bien de tous et toutes.

Si vous recherchez une photographe mode ou déco, j’espère que vous contacterez Nelly.

Si vous voulez porter une belle tenue faite par une designer africaine, n’hésitez pas à craquer pour les créations d’Adama Paris et Natacha Baco.

Si vous recherchez des recettes de cuisine, je vous invite à visiter le blog de Corinne et à acheter son calendrier de recettes.

Si vous avez une marque de vêtements ou accessoires, n’hésitez pas à vous rapprocher de moi. Si elle me correspond, je serai ravie de la porter ici.

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une bonne journée.

Soyons solidaires. Toujours !

Total look : Vlisco by Natacha Baco

Appelez-moi Zouina…

Imaginez-moi à 18 ans, fraichement débarquée de mon Gabon natal et descendant de mon taxi après plusieurs heures de train entre Paris et Toulouse. Avec ma grosse valise sous le bras, des rêves de réussite pleins les yeux et le terrible manque de ma famille et de mes amies d’enfance restées si loin de moi,  je cherchais vainement le bâtiment de ma chambre en cité universitaire quand une jeune fille m’a ouvert la porte d’un des bâtiments en me disant : « Vous cherchez quel bâtiment ? »

– « La loge » lui ai-je répondu timidement.

Elle m’a souri avec ses yeux foncés et s’est penchée pour m’ouvrir la porte encore plus grand en me disant :

-« C’est ici. Je m’appelle Saana. »

En tirant ma grosse valise je me suis demandée si j’avais bien entendu et à mon tour je lui ai souri et répondu ce que vous savez déjà.

-« Je m’appelle Scheena ».

Depuis ce jour, Saana ne m’a jamais quittée. Elle m’a aidé à récupérer mes clés, à trouver ma chambre, à m’installer, à visiter la ville, à me faire des amis de sa Fac de droit pendant que j’étudiais la communication. Un an plus tard, nous emménagions ensemble dans un appartement avec deux de mes amies d’enfance du Gabon qui venaient elles aussi d’arriver du Gabon. Nous étions les 4 fantastiques. Le genre d’amie qui sait ce à quoi l’autre pense avant même d’avoir dit quoi que ce soit.

Lili.

Laety.

Moi.

Et ma merveilleuse Saana El Amrani. Une marocaine de la région de Kenifra.

Saana sera ma première véritable amie en France. Elle l’est toujours 19 ans après. Elle m’a appris tant de choses sur son Maroc natal : la danse (vous me verriez faire la danse du ventre !!!!), comment séparer les grains du couscous avec les mains, les paroles des chansons de Rachid Taha et Faudel (je les connais par coeur je vous dis !!). En retour, je l’ai transformée en grande danseuse de Zoulou et Logobi devant l’éternel et même changé son accent avec nos expressions d’Afrique centrale. Et un soir, alors que nous regardions les étoiles je crois, elle a décidé de me rebaptiser Zouina « parce que tu es belle et c’est ce que signifie Zouina en arabe« .

En hommage à ma Saana chérie, pendant tout mon séjour au Maroc j’ai décidé porter mon nom arabe. Appelez-moi donc Zouina…

Robe/Dress :  Adama Paris Studio

Chaussures/Shoes  : Gucci

Photos  : Musesuniform

Adama Paris / Black Fashion Week 2014

Adama 5

Adama, Adama, Adama… La première chose que je me suis dite en voyant défiler sa nouvelle collection est : « Mama mia! C’est très italien, très sicilien, très vita bella! »

Puis j’ai pensé : « C’est tellement Anna Dello Russo qu’elle le mettrait dans un édito du Vogue Japon ».

Et en dernier : « C’est tout à fait moi : porter des rayures avec des fleurs! »

Voilà une belle de leçon de mélange d’imprimés que la styliste Adama Paris nous a donné et je vous invite à essayer au plus tôt ce mix en sortant de vos placards tout ce que vous avez de rayé et de fleuri pour le porter ensemble. Le résultat est tout simplement ravissant!

Découvrez la boutique en ligne Adama Paris  ici.

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