Tous les articles par Scheena Donia

Crâneuse dans Brazzaville

Le craning, c’est l’art de faire sa belle, surtout quand on sait qu’un public nous regarde. Même si ce public c’est l’objectif de mon photographe, ça suffit amplement pour faire sa crâneuse dans les rues de Brazzaville.

Saviez-vous qu’une crâneuse était appelée une katangaise dans les années 80 ? Si, si ! La Katangaise avait un geste qui la distinguait des autres crâneuses au point de les ranger dans la catégorie des amateurs : elle devait se tenir avec l’articulation du poignet pliée, la bride de son sac à main accrochée à son avant-bras ou son coude. Là, on boxait chez les poids lourds !

Robe / Dress : Nanawax

Mami Wata

Connaissez-vous la légende de Mami Wata ? Souvent décrite comme une créature mi-femme, mi-poisson, Mami Wata, encore appelée Lemanja dans d’autres cultes, est une divinité des eaux célébrée en Afrique et partout où l’histoire et la diaspora ont transporté son culte.

Mami Wata est d’une beauté extra-ordinaire. Elle a la peau et des cheveux noirs bouclés/crépus et surtout d’immenses pouvoirs. Enfant, on me disait qu’elle enlevait les pêcheurs et autres imprudents qui nageaient dans ses eaux pour les emmener dans son royaume et souvent, elle les laissaient pas revenir. Si des hommes la surprenaient au bord de l’eau faisant sa toilette, elle s’enfuyait aussitôt qu’elle les remarquaient, laissant derrière elle ses effets personnels. Elle revenait ensuite les réclamer contre des faveurs sexuelles gratifiées par une richesse infinie ou un mauvais sort si sa demande n’était pas agrée.

Mami Wata est le genre de femme à mettre les hommes à genoux. Elle le pouvoir de les faire et de les défaire. Existe t-elle vraiment ? Je ne saurais le dire mais je l’ai imaginée tant de fois à ma manière me demandant quel homme avait pû lui briser le coeur à ce point pour qu’elle porte autant de colère envers la gente masculine. Avait-elle été une femme avant et un sort lui a été jeté pour qu’elle finisse seule au fond des eaux jusqu’à la fin des temps ? Avait-elle des soeurs, des amies, des parents sur terre qui lui manquent plus que l’air depuis ?

Et si, comme moi, elle aimait porter le pagne ? Après tout, la légende dit qu’elle vient du Togo, du Nigéria, du Cameroun et du Congo, pays où les femmes s’habillent tres souvent en pagne.

Et si elle avait des tresses à la place de sa longue chevelure qu’elle peigne tout le temps comme on aime à le raconter ?

Entre les deux rives du fleuve Congo, j’ai donc ré-imaginé Mami Wata sur un ilôt qui porte son nom en face de Brazaville et Kinshasa.

Ma Mami Wata n’est pas une sirène mais une femme qui semble venir d’ici et d’ailleurs.

Elle ne veut aucun mal aux pêcheurs mais à la place elle leur sourit, fait la conversation et les aide à trouver du poisson dans ces eaux qu’elle connait si bien.

Ma Mami Wata a envie de voir le monde, alors elle pose le pied sur terre, change de nom et devient Scheena-Moto Tanaka parce que depuis toujours, elle a est fascinée par les Geisha. Allez savoir pourquoi…

Ma Mami Wata est une pagneuse et une geisha tout à la fois. Et comme une vraie pagneuse, elle ne porte que le meilleur du pagne : du super wax Vlisco. Pour lui donner vie, j’ai dû  retourner aux sources de mon amour pour le pagne : le Congo et je me suis dit que je vous emmènerais volontiers avec moi. Faisons ce voyage ensemble avec Vlisco, vous voulez bien ?

Je vous emmène back to Congo.

Back to roots.

Back to Africa.

Là où la légende de la femme des eaux est née.

Là où elle vit peut-être encore…

Total look : Vlisco

Photos : Les hommes heureux

Profiter de la vie…

Hey la life, comment tu vas ? Bien j’espère ! Qu’est ce que tu as en réserve pour moi ? De belles choses j’espère ! Mais que dis-je ? Je n’espère pas, je le sais et j’ai hâte de voir tout ça.

En attendant, merci pour tout : ce que tu m’a donné, ce que tu m’a repris, ce que tu t’apprêtes encore à me donner, à me reprendre (parce que ce n’était pas à moi certainement) et à m’apprendre comme leçons.

Quelle belle aventure quand même cette vie et j’ai bien l’intention de profiter du voyage avant d’arriver à destination. Profiter de la vie pour faire et être tant de choses à la fois.

Tailleur : Mango

Tee-shirt : Afrikanista

Collier : Agatha Paris

Sac / Bag : L’Artisane 

Escarpins / Shoes : Louis Vuitton 

Photos :  Musesuniform

Hello Yeba Essentials !

S’il y a deux choses que j’affectionne particulièrement dans ma garde-robe, ce sont mes chaussures et mes sacs. Oui, je passe aux aveux : je suis la dame qui finira pas nécessairement seule, mais avec des tas de chaussures, un peu moins de sacs à main et ses livres pour compagnie. Il se peut même que ce soit l’essentiel de l’héritage que je laisserai à ma fille ah ah !

Je m’appelle Scheena Donia et je l’avoue : j’aime mes chaussures et sacs à main comme certains aiment les voitures de collection, les montres suisses, le chocolat, le Mac Do ou le piment. Chacun son vice… Je tiens tellement à mes sacs et chaussures que je voyage même en cabine avec car l’idée de les laisser en soute et de les perdre me donne des insomnies. Tant pis pour les vêtements, mes sacs et moi les attendrons devant le tapis à bagages et s’ils sont perdus, ben ils seront perdus. Je vais me consoler allongée dans mon lit avec des escarpins pointus (et douloureux aux pieds) tout en serrant un de mes sacs très fort contre ma poitrine d’une main… pendant que l’autre est sur le site d’Asos en train de chercher des sapes jolies mais pas trop chères pour me dépanner.

Le tout dernier joujou à avoir intégré ma petite collection de sacs chéris est ce bijou de la marque Yeba Essentials dont la créatrice est béninoise. Je vous présente le first mini disponible en plusieurs coloris. Moi j’ai craqué pour cet orange terre battue pour changer de mon sac de ville rouge de tous les jours. Je suis tellement picky pour en acheter que j’ai besoin de littéralement tomber amoureuse pour céder à la tentation et surtout de me demander combien de fois vais-je pouvoir le porter. Si la réponse tourne autour du chiffre 1000, je craque. Un autre critère d’achat indispensable : c’est le côté intemporel, donc classique, surtout pour les sacs. Et pour me compliquer encore la vie, j’ai décidé depuis quelques temps de privilégier des marques pas nécessairement connues mais qui répondent à ces critères tout en étant soit made in France, soit Made in Africa, soit made by a woman.

Pour sa première sortie sur le blog, Maman a voulu porter son nouveau bébé en mode working girl mais ne vous y trompez pas, ce joli sac ira tout aussi bien avec un Denim, une chemise et des escarpins ou votre tailleur préféré. Est-ce que je vous le recommande ? Mille fois ! Parce que nous devons toutes avoir dans nos placards un sac de ville chic, moderne et de très bonne facture. Classique baby !

Manteau et robe : Zara

Escarpins : Christian Louboutin 

Sac : Yeba Essentials

Photos : MusesUniform

Nos jolies mamans ont des pouvoirs…

La beauté d’une maman réside dans son coeur et cet immense amour qu’elle est capable de donner dès les premières secondes de vie de son petit. Et quand bien même elle aimera d’autre enfants, son coeur ne perdra pas une seule miette de l’amour qu’elle portait à ceux qui étaient là avant car plus elle en a, plus son coeur grossit comme un ballon, faisant place à encore plus d’amour, de patience, d’attachement à vie…

La beauté d’une maman réside aussi dans ces images d’elle prenant soin d’elle et qui ne nous quitterons jamais : ses ongles vernis, son parfum capiteux, les jolies étoffes de ses robes, ses cheveux qu’elle coiffe ou fait coiffer, son rire particulier. Toute notre vie durant, nous apprendront à aimer tout chez cette femme sans la moindre objectivité (ah ah), au point de clamer à vie que notre maman est la plus belle et c’est bien vrai !

En plus de leur coeur immense et de leur beauté unique, ce que j’aime le plus chez nos mamans c’est leur super pouvoir. Il  réside dans la force de leurs paroles. Je le savais déjà mais c’est mon amie Ingrid qui me l’a expliqué tel que sa mère et la mère de sa mère le lui ont appris : les paroles d’une mère (et d’un père) vers son enfant sont des prophéties. Selon qu’elles soient positives ou négatives, elles finissent par devenir réalité. Beaucoup de parents se plaignent de leurs enfants au quotidien disant d’eux qu’ils ne seront que des bons à rien plus tard sans réaliser à quel point ils préparent le terrain pour que cela s’accomplisse sans oublier de causer des dégâts parfois irréversibles dans la tête de leurs enfants.

De la même manière, des parents qui ont veillé au choix de leurs mots lorsqu’ils s’adressent à leurs enfants (et construisent ainsi leurs croyances, estime, amour et confiance en soi), ont fait l’un des plus beaux cadeaux qui soit en invoquant de toutes leurs forces, et ce pendant des années, le meilleur pour leur progéniture. Thoughts become things. C’est une vérité. Nos pensées deviennent réalité après être devenues des paroles.

Que choisissons-nous les mamans ? De bénir ou maudire nos enfants avec des paroles envoyées à la volée ? Les paroles de bénédiction évidemment !  Visualisons et prophétisons les adultes que nous voulons que nos enfants deviennent et ce dès le ventre. Rappelons leurs (tous les jours s’il le faut) qu’ils sont appelés à être de belles et grandes personnes qui feront de belles et grandes choses sur cette terre pour eux et pour les autres. C’est mon rêve le plus cher pour mes enfants et les vôtres.

En attendant, Super Maman prend un peu de bon temps pour elle parce que ça aussi c’est une obligation !

Boubou : Sophie Zinga

Shoes : Sophia Webster