Archives mensuelles : janvier 2018

La conversation

J’ai réalisé qu’en écrivant mon livre « Ce que j’aurais voulu que ma mère me dise sur les hommes« , je préparais ma fille à aborder ses futures relations « consenties » avec les hommes. Mais avec les révélations récentes d’agressions sexuelles sur les femmes (et les hommes) dans le milieu du cinéma, j’ai réalisé à quel point je n’avais fait que survoler ce sujet tabou et omettait de préparer ma Paloma à cette triste réalité à laquelle chacun de nous peut se retrouver confronté : le viol et les violences envers les femmes.

J’ai lu il y a quelques semaines un billet sur le blog de Gaelle Prudencio dans lequel elle disait avoir été victime à trois reprises d’agressions sexuelles. La première fois que c’est arrivé, elle n’avait que 8 ans. En la lisant, ma vue s’est brouilée, mon sang s’est mis à frapper sur mes temps car à la place de cette petite fille j’ai vu ma Paloma. Gaelle n’en a jamais parlé à qui que ce soit dans sa famille ni dans son entourage proche jusqu’à récemment. Pour des tas de raisons, notamment le type d’éducation que l’on nous donne en Afrique et même ici en occident, on ne parle pas (ou très peu) de sexualité, d’agressions sexuelles ni de consentement dans nos maisons. On préfère apprendre aux filles à réussir la cuisson de leur riz et à tenir leurs corps et leurs maisons propres.

Je me suis dit que c’était le bon moment pour aborder ces sujets « tabous » avec ma fille et mes garçons. Non pas que je ne l’ai pas encore fait car depuis qu’ils sont petits, ils savent qu’ils ne doivent jamais laisser quelqu’un toucher leur zizi/zézète même si c’est un adulte autre que papa ou maman qui les lave. Etant donné leur âge et degré d’autonomie aujourd’hui, ce cas de figure a été rayé de la liste.

J’ai également toujours répété à mes enfants qu’ils ne doivent pas parler à des inconnus, ne jamais donner ni leurs noms, ni adresses si je ne suis pas là, ne pas suivre qui que ce soit même si on leur disait que maman/papa a eu un accident ou qu’ils sont invités à monter dans un camion rempli de bonbons. En lisant Gaelle, je me suis dit que cela ne suffisait pas. Je devais surtout leur dire que si jamais, au grand jamais, quelqu’un leur faisait du mal, ils devaient savoir 3 choses :

1 / Qu’ils ne sont en rien responsables et ne doivent pas se sentir coupables. Le méchant c’est celui qui fait du mal aux autres, pas celui à qui l’on fait du mal.

2/ Qu’ils doivent ABSOLUMENT le dire à n’importe quel adulte qu’ils verraient en premier, tout de suite, sans hésiter, sans avoir peur parce qu’il ne leur arrivera rien et oui, « trahir », « dénoncer » est la seule chose bien à faire. Si parler est trop difficile, qu’ils écrivent un mot et le laissent là où ils sauront qu’un adulte fiable va le trouver. C’est pour cette raison qu’il est important de pouvoir discuter souvent avec ses enfants pour demander aussi souvent que possible si tout va et si quelque chose les perturbe en ce moment. Même s’ils disent que non, insistez. Insistons. Moi je m’allonge littéralement dans leurs lits, les mains croisées sous la tête pour montrer que je ne suis pas pressée de sortir de la pièce.

Je sais que je ne serai pas toujours là pour protéger mes enfants et cette pensée me traumatise. Avant de publier ce billet, je les ai réunis car, comme la France entière, ils ont vu aux infos cette terrible histoire de féminicide. J’ai donc dû rajouter à la longue liste de choses à faire et ne jamais faire, le réflexe pour les garçons de toujours protéger leur soeur et de ne jamais, au grand jamais lever la main sur une femme.

– « Même si elle est énervante comme Paloma ? » m’a demandé alors mon dernier qui se dispute sans arrêt avec sa soeur.

-« Même si elle est mille fois plus énervante que ta soeur ».

L’aîné des quatre a voulu à ce moment entrer dans un débat sur les femmes qui parfois poussent les gens à bout et là je me suis remerciée d’avoir abordé le sujet. Alors que j’allais d’arguments en arguments, il me semblait toujours moyennement convaincu jusqu’au moment où il m’a demandé ce qu’il devait faire si la fille  s’en prenait à lui physiquement en plus de lui « parler trop fort ».

-« Tu sors de la pièce chéri. Tu sors. Tu respires et tu cherches à tout prix à sortir de là. Les mots ne tuent pas. Mais un coup sous l’effet de la colère, un geste malheureux peut ôter la vie à quelqu’un. Comprendrais-tu qu’un homme me tue parce que je lui ai crié dessus ? »

-« Ben tu fais pas ça Maman donc heuuu… » m’a t-il répondu avec sa nonchalance habituelle.

Il fallait que je gagne ce round alors j’ai insisté.

-« Comprendrais-tu Bryan que je ne sois plus de ce monde parce que j’ai parlé trop fort à quelqu’un comme tu dis ? »

-« Non M’man.. »

-« Alors, promets-moi que jamais tu ne lèveras la main sur une femme. Quelles que soient les circonstances ».

-« Ok, j’ai compris ».

NE FAIS JAMAIS A UNE FEMME CE QUE TU NE VOUDRAIS PAS QUE L’ON FASSE A TA SOEUR OU A TA MERE. 

Cette phrase, mes fils l’ont entendu mille fois et je continuerai de la leur répéter aussi souvent que nécessaire.

Après notre échange, je suis restée de longues minutes à fixer mon aîné avec le sourire comme pour lui dire que je l’avais à l’oeil et qu’il allait entendre ce sujet encore et encore jusqu’à ce que je prêche un convaincu à 100%. La violence physique n’a rien à faire dans une relation. Et elle ne doit jamais être tolérée dès le départ.

J’ai fait répéter la même promesse à Baby Number 3, le 2e y a échappé car il est en stage en ce moment mais y passera lui aussi. J’en ai également profité pour rappeler à Paloma ce que ma mère m’a toujours dit : « On ne parle pas à un homme n’importe comment« .  Non pas pour éviter des coups, mais par choix. Le choix d’instaurer un discours mature et respectueux entre compagnons, le choix de se dire les choses avec la manière, le choix d’honorer, de valoriser et d’encourager son compagne/sa compagne avec nos paroles et nos actes. Et pas le contraire même si, oui, se disputer est sain. On ne vit pas dans un monde de bisounours non plus !

Mais comme il y a toutes sortes de zinzins sur cette terre, quand bien même on parlerait à un type de la manière la plus correcte qui soit, il y a des gens qui viennent avec un bagage que l’on ne soupçonne pas toujours. J’ai donc décidé d’inscrire ma Palo et ses frères à un court d’art martial en me disant que d’ici là qu’elle ait 18 ans, elle aura derrière elle, 10 ans de pratique et à priori de bons réflexes pour se défendre demain pendant que ses frères seront plus dans le self control.

Avant de trouver l’art et le cours parfait, j’ai emmené ma poupette parler de tout cela dans les jardins du Palais Galleria pour noyer la noirceur d’un tel sujet dans un lieu qu’elle associerait à quelque chose de féérique et de beau. Je lui ai rappelé ceci : de ne jamais me cacher quoi que ce soit d’aussi malheureux.

J’ai également insisté sur la dernière chose que mes enfants doivent absolument savoir : c’est que je tuerai toute personne qui leur ferai du mal sans hésitation. D’une longue et lente mort. Pas physiquement car j’irai moi-même en prison et les priverai de leur mère. Non, je tuerai cette personne autrement : je briserai sa vie, du moins ce qu’il en restera. Je porterai plainte, je la trainerai en justice, je l’enverrai en prison, je lui ôterai tout : sa dignité, sa réputation, ses rêves, ses espoirs en faisant savoir au monde entier quel monstre se cache sous son visage. Je ferai tout cela pour lui ôter toute envie de vivre car c’est aux agresseurs de ressentir cela et non aux victimes. Dieu me pardonne mais qui tue par l’épée meurt par l’épée.

N’OUBLIE SURTOUT PAS D’APPELER MAMAN…

Quand à ma Paloma, je sais que viendra un âge où, faute de soeurs, elle se sentira plus proche de ses amies et moins de moi.

Je sais qu’il y aura des périodes de conflits entre nous et que nous ne serons plus aussi proches que maintenant qu’elle est encore une enfant.

Je veillerai toutefois à ce qu’elle sache que s’il lui arrivait malheur, si quelqu’un s’en prenait à elle, qu’elle doit toujours avoir le réflexe de fuir et d’appeler la police, ses frères, son père. Et quand ils en auront fini avec la personne qui s’en est pris à mon enfant,  je gérerai la situation d’une manière qu’elle n’imagine même pas une mère capable de le faire. Puisse-t-elle ne jamais avoir à le faire un jour car il ne lui sera jamais rien arrivé.

Parole de mère.

Photos : La fille du 12eme Photography

Hello monday !

Où sont mes conquérantes préférées ? Sur ce blog en train de lire ce billet je l’espère. Une nouvelle semaine débute et avec elle cette certitude : ce que nous n’avons pas pu accomplir la semaine dernière peut l’être durant celle-ci. Du moins, peut-on s’y atteler, un peu, beaucoup, passionnément.

J’ai pour habitude de me fixer trois objectifs professionnels et personnels chaque nouvelle semaine. En début, milieu et fin de semaine, je fais le point avec moi-même pour savor où j’en suis. Ainsi, lorsque le week-end vient, j’ai plus ou moins le sentiment de devoir accompli si j’ai atteint tout ou partie de ces objectifs. Et c’est ainsi que je recommence chaque semaine du bon pied même si mes bonnes intentions sont très souvent éprouvées par la sempiternelle recherche d’un chouchou pour coiffer ma fille le matin quand je ne suis pas moi-même en train de chercher sous mon lit une pince à cheveux pour tenir mon chignon (alors que j’en ai certainement acheter un lot quelques jours auparavant).

Bon début de semaine mes beautés. En ballerines, baskets ou escarpins, bien coiffée ou non, on va conquérir le monde !

Manteau/Coat : 123 Paris

Jupe/Skirt : Vlisco tailored by  Natacha Baco 

Chaussures/Shoes  : Christian Louboutin

Photos : Andreus Fox

Styled by me

Bonjour mes beautés,

j’ai eu le plaisir d’être invitée cette semaine à participer au tournage d’un numéro de l’émission « Styled by me » présentée par l’animatrice Leelyann Vogo. Leelyann m’a contactée il y a un mois pour me proposer d’être son invitée et lorsque j’ai su que l’émission parlait de mode avec des acteurs africains, j’ai tout de suite dit oui ! Vous me connaissez : je ne rate aucune occasion de promouvoir le Made in Africa. Un très joli moment de mode durant lequel j’ai eu l’occasion de prendre ces photos que je partage ici avec vous.

Nous avons donc parlé mode, beauté, business, maternité, coaching et de tant d’autres choses mais il vous faudra patienter avant de pouvoir regarder l’épisode qui m’a été consacré car il fait partie de la seconde saison en cours de tournage. En revanche, vous pourrez regarder la première saison sur la chaine panafricaine 3A Telesud à partir de ce samedi 27 janvier à 18h 45.

Allez, bon week-end mes beautés !

Top : Zara

Pantalon/Pants :  123 Paris

Chaussures/Shoes  : Valentino

Collier / Necklace  : Valeri Christina

Photos : afrahamphotography@gmail.com

Colorez vos looks d’hiver

Ah là là, la météo de ces derniers jours à Paris est aussi déprimante que celle dans la ville la plus pluvieuse d’Angleterre. Il pleut, il mouille, c’est la fête à nos cheveux et nos chaussures neuves et pour ne rien arranger, il fait un froid pas possible.

Mais est-ce une raison pour s’habiller de façon déprimante ? Nope ! L’un des meilleurs réflexes que vous pouvons avoir est de mettre de la couleur et donc de la joie et de la bonne humeur dans nos looks d’hiver histoire de nous remonter notre moral. Vous n’y croyez pas ? Essayez et vous verrez combien les couleurs influencent notre perception des choses et celle des gens d’ailleurs. Il y a bien une raison pour laquelle les murs des chambres d’hôpitaux sont bleus ciel (pour apaiser) ou vert clair (pour donner le l’espoir, car oui, le vert est la couleur de l’espérance). Il y a bien une raison pour laquelle porter une robe rouge nous donne le sentiment d’être Sharon Stone quand un manteau rose pâle nous fera passer pour la gentille Jane Bennet du roman « Orgeuil et préjugés » de Jane Austen.

Faites comme moi ! Oser les couleurs et motifs en hiver pour vous raconter différemment. Avec mon pantalon en pagne je serai… ben je serai moi ! Scheena, l’afro parisienne toujours prête à porter des imprimés dits ethniques histoire de rappeler que l’on peut sortir une africaine de l’Afrique mais on ne peut pas sortir l’Afrique d’elle.

Bonne journée mes beautés !

Manteau/Coat : 123 Paris

Pantalon/Pants : Vlisco tailored by  Natacha Baco 

Chaussures/Shoes  : Christian Louboutin

Echarpe / Scarf  : Zara

Photos : Andreus Fox

Comment en finir avec son ex ?

Comme ça chéri a eu la mauvaise idée de faire l’imbécile ? Ben, une punition de taille s’impose n’est-ce pas ? Soyons honnêtes mesdames : qui parmi nous n’a pas souhaité un jour en finir avec son chéri (ou ex chéri) qui venait franchement de nous laisser avec des yeux rouges et le nez plein de rhume ? Alleeeeez, entre nous, on peut tout se dire. Ce sont des pensées qui peuvent nous avoir traversées l’esprit si le type en question nous avait fait l’une de ces choses :

  • Brisé le coeur en nous trompant avec une autre femme,
  • Brisé le coeur en nous trompant avec une amie,
  • Brisé le coeur en nous trompant avec une amie et quitté pour elle,
  • Brisé le coeur en réalisant qu’il était notre chéri mais aussi celui d’une, de deux, trois voire d’idiotes encore,
  • Brisé le coeur en cessant de nous donner des nouvelles sans explications pour apprendre plus tard qu’il venait d’avoir un enfant et était heureux comme tout,
  • Brisé le coeur en se mariant avec une nana rencontrée seulement quelques mois auparavant alors que nous avions passé sept ans avec lui, et que, pour avoir les clefs de chez lui c’était toute une histoire.

Et la liste des cas de figure peut être infinie. Bref, ce gars là vous a laissé en miettes au point que vous avez envisagé, comme seule consolation possible, de l’éteindre de la plus belle des manières; histoire de lui apprendre. Pour rigoler, j’en ai discuté avec des amies et voici le best of qui est sorti de notre brainstorming de folles à lier :

  • Etre canon, poncée et fraiche à mort si jamais on le croisait (pas du tout par hasard) histoire de  filer des complexes à sa nouvelle et de lui rappeler ce qu’il a perdu. Cette attitude voudrait dire qu’on en encore quelque chose à faire alors qu’on ne devrait plus, bref. Les femmes et leurs choses…
  • Lui envoyer une caisse d’huitres avariées en lui souhaitant une bonne année et bonne santé (tu parles !!!). Il reste encore plusieurs jours de janvier alors… Signez la carte du nom de quelqu’un d’autre, tiens d’une grande marque qu’il affectionne, il se sentira flatté et les mangera avec plus d’empressement. Bon appétit, corniaud !
  • Sortir avec son meilleur pote serait trop facile mais sortir avec son père, le mari de sa mère, voilà qui est de haut vol !!! Vous deviendrez ainsi sa belle-mère, prendrez la moitié de son héritage, celui de ses frères et soeurs, les terrains familiaux, tout ! #CerceiLannister
  • L’emmener sur l’île du Chichi ou la mort et repartir en bateau sans lui. Le chichi ou la mort, il devra choisir seul, sans vous parce que des gars comme ne méritent que le chichi.

J’avoue que j’ai bien ri en rédigeant ce post, j’espère que vous aussi. Il n’est bien évidemment pas question d’inciter qui que ce soit à la violence, c’est plutôt une sorte de thérapie de groupe de folles (inavouées) n’est-ce pas ? Si vous n’avez jamais eu une seule de ces pensées, c’est que vous n’avez pas aimé ou alors vous êtes très, très zen et saine d’esprit.

Pour en revenir à votre ex, la meilleure manière d’en finir avec est quand même d’être heureuse et belle comme pas possible sans lui ! Pas d’amertume, pas de regrets, juste le volonté d’aller de l’avant et cette certitude : si vous n’êtes plus ensemble c’est parce qu’il devait libérer la place et que vous deviez aller à la rencontre du bon. Alors, rien qu’à cette idée, on sourit et on se prépare au bonheur.

Bonne journée mes beautés.

PS : surtout n’allez vous en prendre à personne hein ! Ce post est humoristique, aucune des recommandations n’est à prendre au sérieux ni à reproduire chez soi.

Après avoir poussé le frigo…

Ensemble :  The Kooples

Shoes/Escarpins : Christian Louboutin