Archives mensuelles : octobre 2017

Qu’est ce qu’une maman cool ?

 

Qu’est ce qui fait qu’une maman est cool ? Pour mes enfants, c’est le fait de leur laisser mon téléphone pour jouer à Movie Star Planet (pour les deux petits) ou ma carte bleue (pour les deux grands).  Il faut voir les compliments pleuvoir dans l’un ou l’autre de ces cas :

« Tu es la plus gentille de toutes les mamans du monde entier !!!! » => Paloma

« Ecoute M’man, quand je serai grand je t’offrirai un sac Hermès, un Hummer, un million de dollars« . => Andréa.

Mwais, c’est ça…

La coolitude d’une maman (ou d’un papa) serait liée au fait de faire plaisir à ses enfants mais elle pourrait aussi être liée à la capacité d’être « jeuns » dans la tête en faisant des choses qu’à priori les parents ne font pas : écouter de la musique de jeunes, faire du skate, connaître les dernières expressions à la mode et que sais-je encore et ce, devant les amis de nos enfants. Moi j’écoute de la musique des années 80 et 90 en boucle, je ne m’hasarderais jamais sur un objet roulant de type skate et je saupoudre plutôt mon language d’expressions africaines de nos mamans, la plus courante étant : « Je dis hein?!???« . Croyez-moi, si votre Maman gabonaise vous la sort, cela n’augure rien de cool.

Est-ce que pour autant cela veut dire que je ne suis pas cool ? Je ne crois pas. Bien que je ne sois pas sûre de savoir ce qui fait d’une maman un maman cool, je vais quand même miser sur une chose : le fait d’être un parent heureux. Oui, je vais miser sur cela.

Une maman/un papa qui est sincèrement heureux de la vie, de sa « condition » de mère/père, qui rit avec ses enfants, d’elle/de lui-même et d’eux pour de petites et grandes choses me semble décrocher la palme de la coolitude. Au passage, il apprend à son enfant à être heureux no matter what.

C’est cela une maman ou un papa cool pour moi : un parent qui sait être heureux devant ses enfants qui inévitablement le seront en retour. Pourquoi ? Parce qu’il y a ce lien unique entre enfants et parents qui font que lorsque nos enfants sont heureux, nous le sommes. Et  lorsque nous sommes heureux, et donc cool, ils le sont également en retour.

J’ai quand même pris la peine de demander à mes trois derniers et à ma nièce en vacances à la maison ce qu’est une Maman cool à leurs yeux. Le sondage a donc donné :

Paloma : « Une maman qui m’achète un chihuahua ».

Nathan : « La maman de Blackish » (la série TV avec Tracee Elis Ross).

Andréa : « Une maman à l’écoute de ses enfants ».

Emma : « Une maman  avec qui on peut discuter de tout ».

Maintenant que nous savons ce qui fait un parent cool, on applique :  écoute et communication.

Bomber : Selly Raby Kane 

Denim : Levi’s 501

Shoes/Escarpins : Gucci

Photos : Andreus Fox

Winter is coming !

Winter is definitely coming. Et avec lui, son lot d’ex, drageurs, opportunistes et autres vautours relationnels frileux au point se sentir obligés de prendre leurs téléphones pour se protéger du froid. Comment ? En vous envoyant l’un de ces textos :

  • Slt !
  • Cc
  • TFK ?
  • Ca fait longtemps ?
  • On dit quoi ?
  • Je viens de recevoir un colis de manioc du pays, je peux passer t’en déposer… (Au-then-ti-que !!! Je l’ai reçu avant-hier soir).

A moins que ce ne soit un SMS de John Snow lui-même, ou de son frère Rob revenu du monde des morts, je ne réponds rien à ce genre de messages. Je vous recommande d’en faire autant. Où étaient-ils pendant l’été ? Ces derniers mois ? Ces dernières années ? Dans une grotte dont l’entrée a été fermée par un éboulement de pierres et de boue ? Non ! Comme la cigale, ces messieurs (et dames) chantaient, dansaient et maintenant que la bise est venue, c’est dans les bras de gentilles filles (et gars) qu’ils/elles veulent venir se protéger du froid. Que neni mes chéri(e)s !

Winter is coming for you les gars ! Vous feriez-mieux de sortir vos laines parce qu’on connait tous vos petits trucs maintenant.

Pull  : 123 Paris

Jupe/Skirt : 123 Paris

Escarpins/Shoes : Christian Louboutin

Photos : Andreus Fox

King of sorrow in Esmée

En rédigeant ce billet, j’écoutais en boucle « King of sorrow » de la chanteuse Sade, une chanson triste mais pleine d’espoir à mes yeux. La sublime vidéo m’a toujours fait penser à ma maternité, à la manière dont j’ai appris à me débrouiller avec mes enfants, courant de partout pour terminer mes journées, surtout lorsque mes aînés étaient plus petits. Etre mère, fatiguée en permanence, manquer de sommeil, être envahie par des tas de pensées, n’avoir que le temps de manger un yaourt mais ne jamais jamais perdre de vue cette certitude : le monde n’a pas besoin de s’apitoyer sur notre sort et nous encore moins. Alors on fait ce qu’il y a à faire, une tâche après l’autre.

Dans les moments où je m’emmêle le plus les pinceaux, je pense à ma mère qui est là haut et je me dis qu’elle rit en se moquant de moi au point que je peux l’entendre dire : « Ha ha, maintenant que je ne suis plus là, tu vas encore appeler qui à la rescousse ? Allez, fais-moi ça comme je t’ai appris ! ».

Et lorsque j’ai finalement géré la situation (100% des cas), je sais qu’elle me murmure : « Ca c’est ma fille ! Je savais que tu arriverais. Tu y arrives toujours… »

Alors le sourire me revient inévitablement et malgré les brins de tristesse qui peuvent toujours nous habiter pour telle ou telle raison, je me souviens que chaque jour vaut la peine d’être vécu pleinement, chaque jour, même ceux qui nous semblent lourds à porter comme le monde sur nos épaules.

Big up à toutes les mamans (et les papas) de sang et de coeur qui sont des King of sorrow mais qui gardent la classe de Sade, avec un Kimono Esmee c’est encore plus facile.

Bon début de semaine à tous.

Kimono : Esmee (Commandez votre Kimono ici /Order here : 07 50 33 25 40)

Denim : Levi’s 501

Shoes/Escarpins : Louis Vuitton

Photos : Andreus Fox

Restons intentionnels…

J’ai pris ces photos il a quelques jours avec pour but de vous parler des coiffures sophistiquées que l’on peut faire avec des cheveux afro. Et puis il y a eu hier, ou du moins la tuerie folle de Las Vegas il y a deux jours. J’ai essayé autant que possible de ne pas regarder la moindre image de cet événement insensé en évitant soigneusement les chaines d’infos mais il a fallu que mon fil d’actualité Facebook laisse se déclencher une video dont quelques secondes ont suffi pour m’ébranler hier. Et là, j’ai pleuré, j’ai pleuré longtemps dans le silence de mon chez moi parce que mon esprit ne comprenait plus ce monde dans lequel nous vivons.

J’ai pleuré devant toutes les souffrances qu’il nous est donné de regarder avec banalité aujourd’hui : ces villes inondées récemment, les pays en guerre depuis toujours, les réfugiés par millions, les attaques terroristes à travers le monde, les deux jeunes filles égorgées à Marseille, les morts dans mon pays il y a un an, les personnes récemment décédées dans ma famille, mon propre lot de galères…

J’ai pleuré car j’essayais de garder la tête hors de l’eau depuis le matin parce qu’une série de mauvaises nouvelles me tombait dessus mais j’ai fini par craquer. Et alors que j’allais commencer à m’apitoyer sur mon sort, j’ai fait ce que je fais toujours : j’ai prié. J’ai dit à Dieu ce que je sais : que je traverse une zone de turbulence et qu’au dessus il ne peut y avoir que le soleil. Je lui ai dit que je m’en remettais à sa volonté et qu’elle soit faite. Je lui dit aussi souvent que je sais qu’il nous a dit : « aide-toi, le ciel t’aidera« , « déchargez-vous sur lui de tous vos soucis car lui-même prend soin de vous » et « après que vous aurez souffert un peu de temps, il vous perfectionnera lui-même, vous fortifiera et vous rendra inébranlables« . C ‘est pourquoi, passé la décharge émotionnelle, je me suis ressaisie comme toujours évitant de ne surtout, surtout pas me complaire dans le plaisir des larmes car je me dis qu’il y a des personnes qui ont plus de raisons de pleurer que moi. Ceux qui viennent de perdre un parent ou un enfant, ceux qui souffrent d’une maladie inguérissable, ceux qui sont réfugiés, ceux qui sont blessés, ceux qui n’ont pas de toit au dessus de leur tête, ceux qui ont faim…

Alors, je me suis levée et comme toujours, j’ai essuyé mes larmes, vaqué à mes occupations, passé quelques coups de fil, envoyé des emails pour commencer à solutionner une partie de mes soucis. Puis j’ai emmené ma fille faire les courses de la semaine même si l’envie n’y était pas (il faut bien qu’on mange). Et au rayon produits ménagers, une femme s’est avancée vers moi pour me demander si je ne suis pas Scheena Donia. J’avais une sale tête, les yeux bouffis et la mine fatiguée mais je lui ai dit que c’était bien moi (je n’allais pas mentir). Elle m’a dit qu’elle me suivait sur Instagram, qu’elle aimait beaucoup ce que je faisais. Je me suis sentie si vide à cet instant, incapable de trouver quelque chose de Scheena-esque à lui répondre. Je crois que j’ai dit merci et nous nous sommes dit aurevoir. Quelques minutes après, j’ai reçu un texto d’une amie qui tenait à me dire sa soeur lui a dit à mon sujet que lorsque l’on « se sent déprimé, découragé, tu es vraiment la personne à voir. Tu l’as vraiment reboostée« . Et là, je me suis souvenue du plus important : l’amour. L’amour des gens qui m’anime en permanence ici. Quoi que nous traversions, restons intentionnel dans l’impact de nos paroles et actions sur les autres. On ne peut pas décemment se lever pour faire du mal à autrui. Tout le monde en a déjà gros sur le coeur, plus, moins que nous mais tout le monde souffre de quelque chose. Puissions-nous vivre avec l’intention de ne pas faire de mal en plus aux autres à défaut de leur faire un peu de bien, de leur donner de l’attention, de l’amour, du temps, un sourire, un peu, beaucoup.

Quoi que j’ai sur le coeur, je tâche de garder cette intention en tête avec chacun de vous ici. Je ne sais pas ce que vous traversez mais je prie pour chacun de nous. Je prie pour ceux qui nous font du mal car personne ne souffre autant que les personnes qui ressentent le besoin de blesser les autres. Je prie pour qu’ils trouvent la paix de l’âme et pour que nous arrivions à leur pardonner comme nous espérons que l’on nous pardonne nos offenses. Par dessus tout, je n’ai qu’une intention sur ce blog : que mes paroles arrivent toujours à point nommé pour vous redonner le sourire, l’espoir, l’envie, la force, l’amour de vous-mêmes et des autres.

Much love. SD.

Robe/Dress : Adrianna Papell

Coiffure/Hair : Mymou de Moha

Photos : Andreus Fox

Lago 54 on dit quoi ?

Hello blog,

nouvelle semaine, nouveau look, nouveau post.

les Gos, avez-vous jamais pensé à comment vous réagiriez si vous tombiez sur un ancien amour par hasard dans la rue ? J’ai eu cette conversation avec deux amies il y a plusieurs jours et l’une d’entre elles nous disait qu’elle en perdrait tous ses moyens et qu’à coup sûr, elle perdrait au passage l’usage de ses jambes et de la parole.

J’ai éclaté de rire en l’écoutant car jamais, mais au grand jamais je ne pourrais ! La seule réaction que je peux avoir en croisant un ex (réaction que j’ai toujours eu d’ailleurs) était d’être au top de ma vie, solaire, souriante, heureuse, superbe, poncée, sapée à mort bref tout pour qu’il se morde les doigts et se souvienne de la perle qui a roulé hors de son sillage et qui n’a plus une seconde à perdre avec un type comme lui.

– Même si tu ressens toujours quelque chose pour lui Scheena ?

– Pire encore si je ressens encore quelque chose pour lui !

Si ce malheureux me croisait habillée de cette superbe robe Lago 54 dont la couleur et la coupe me font une silhouette de rêve, sans oublier mon manteau chic et mes escarpins, il serait enterré vivant devant tant de superbe !

CQFD : Pour se préparer à ce genre de crime totalement permis à la Kill Bill, les filles, ayons dans nos garde-robes nos killer-dresses, killer-shoes et surtout la killer attitude.

Et si par hasard j’étais habillée d’un sac poubelle, pas coiffée ni maquillée ?  Je me prendrai toujours pour Naomi Campbell, dans des sapes pourries, mais Naomi Campbell quand même. C’est ce que ferait une vraie Go !

Robe/Dress  : Lago54 

Veste/Coat : 123 Paris

Boucles d’oreilles : Valéri Christina

Photos : Andreus Fox