Archives mensuelles : mars 2017

Et si on parlait argent ?…

Chers entrepreneurs, porteurs/porteuses de projets, n’ayons pas peur de parler argent. L’argent n’aime pas le bruit parait-il ? Eh bien, je vais quand même en parler aujourd’hui.

Hier, après mon passage sur la radio RFI invitée par Emanuelle Bastide dans l’émission « 7 milliards de voisins », j’ai reçu des tonnes de messages et milieu de tous ces derniers, j’ai reçu un appel d’une amie qui a elle aussi écouté l’émission en direct. Elle a ouvert une boutique de vêtements depuis bientôt un an, a embauché deux personnes à temps plein, a fait depuis de nombreux voyages à travers le monde pour trouver des fournisseurs tout cela (heureusement pour elle) avec l’argent de son mari. Avant d’être tentés de l’envier, sachez également que depuis, elle paie ses salariés, le loyer de la boutique et la majorité des charges mensuelles avec le même argent du même mari. Et pourtant, elle a de beaux produits, un bon réseau relationnel d’amies et autres « femmes de » mais elle m’a fait comprendre qu’à chaque fois qu’il faut parler argent, elles est gênée et se sent toujours obligée de faire des rabais quand elle n’offre pas systématiquement un petit cadeau en plus.

Je suis entrepreneur depuis que j’ai 24 ans et, avec les années, j’ai appris une chose : la seule et unique raison d’être d’un business est LE PROFIT. Si on n’y croit pas, autant se lancer dans l’associatif ou l’humanitaire. Don’t get me wrong :  si je pouvais tout offrir autour de moi, je le ferais mais business is business et aussi bien que ce soit de vouloir aider ou faire plaisir aux autres, si l’on ne vit pas de son business, on a tout faux et il est urgent de reconsidérer ces trois points.

1/Choisissez les bons clients : ce sont ceux qui ont BESOIN de votre produit/service et qui ont les moyens de le payer là, tout de suite, sans discuter. Ils ne doivent pas avoir « envie » mais un « besoin » viscéral de ce produit, comme on a tous besoin de prendre une douche après une séance de sport intensive. S’il n’y a pas cette envie folle de votre produit, si ce dernier ne donne pas des démangeaisons rien que d’y penser, si le potentiel client doit réfléchir ou épargner pour acheter votre produit ou service, ce n’est pas votre client idéal et vous devrez attendre longtemps avant de lui vendre quoi que ce soit au bon prix. Revoyez qui sont vos clients idéaux : ils ont l’envie et les moyens de payer tout de suite.

2/Faites-vous payer à votre juste valeur. Ce n’est pas le temps consacré à faire ce travail que votre client paye, ni vos diplômes : c’est la différence que votre prestation va faire dans sa vie et comment elle va l’améliorer. Oui, même un brushing peut faire une différence considérable sur le moral d’une femme (du moins pour une journée, deux ou trois s’il tient longtemps). Imaginez qu’elle ait un entretien d’embauche ou un premier rendez-vous qui aboutisse par la suite sur un super CDI ou une relation saine et durable. C’est grâce au bruching me direz-vous ? En partie oui !!!! Si vous me dites le contraire, c’est qu’on ne vous en a jamais fait un qui soit hyper giga méga réussi au point de vous faire vous sentir sexy, sûre de vous et prête à conquérir le monde avec vos cheveux qui volent au vent. Que retient-on ? Que vous devez estimer et faire payer l’impact positif que votre travail aura dans la vie de votre client au meilleur prix. Pour vous. Pas pour lui.

3/Si vous n’appliquez pas scrupuleusement les deux conseils précédents, non seulement vous ne pourrez pas aider toutes ces personnes (que vous êtes certainement né(e) pour aider) mais surtout, votre entreprise, votre bébé va mourir lentement mais sûrement. De quoi ? De ne pas avoir été nourri par l’argent, le moteur de tout business.

Ce qui vaut pour les employeurs, vaux pour les salariés. Faites-vous payer au prix de la différence que vous savez que vous allez faire dans l’entreprise que vous souhaitez intégrer. Travaillez en plus votre image, celle de votre marque, de vos produits et services et l’addition va grimper encore plus (c’est pourquoi un coca peut passer de 1 euro à 10 selon le cadre).

Alors, on facture, on négocie son salaire ou une augmentation le coeur léger, avec la certitude d’améliorer quelque chose dans la vie de ces clients/entreprises qui gagneraient tant à vous payer. Parce que vous le valez bien comme dirait la pub…

Much love.

S.D